3/4 des haïtiens de la diaspora ont laissé Haïti à cause de la misère du pays

Sur chaque 100 haïtiens de la diaspora des États-Unis, du Chili, de la France, du Canada, de la République dominicaine et des îles américaines (Provo et Bahamas), 80% d’entr’eux ont laissé Haïti en raison de la misère atroce que fait face le pays en dépit du fait qu’ils oublient vite les causes qui les ont poussés à quitter parfois illégalement le pays. Les autres 20% l’ont laissé pour des raisons académiques, commerciales, etc. Cette situation s’explique du fait que la majorité des haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ceci dit que plus de 60% de la population haïtienne ne possède pas 1.98 dollar américain quotidiennement. De plus, le chômage dépasse la barre des 60% en Haïti, parallèlement, l’inflation haïtienne est galopante (19%). Dans un pays où il y a forte main-d’œuvre (qualification non étudiée) alors qu’il n’y a pas d’embauche ni une structure favorisant des entreprises Startup, la lessitude devient un motif d’émigration légale et illégale.

Pour laisser le pays, beaucoup d’haïtiens sont prêts à tout faire considérant le désespoir de vivre dans un pays où l’avenir parait chaque jour qui passe de plus en plus sombre. Pour quitter le pays, certains nient leur intégrité et leur éthique en se faisant marier avec des membres de leur famille, avec des gens qu’ils n’ont aucun sentiment dans le but d’avoir un mieux-être dans un autre pays qui leur donne du travail et des opportunités. Il est à souligner que bon nombre d’haïtiens émigrant vers d’autres pays ne possèdent pas les documents (passeport, visa, carte d’identification nationale) nécessaires autorisant leur entrée sur le territoire immigrant. Ce qui les met dans une situation d’immigrants illégaux. De ce fait, ils sont sans droit dans ces pays, sans assurance maladie et ils sont parfois violés, exploités et tués.

Malgré le mauvais passé qu’ils ont eu avec le pays, la diaspora haïtienne constitue une ressource financière pour le pays. Car, les fonds envoyés par la diaspora en Haïti représentent 13% du PIB Haïtien alors que les exportations des marchandises faites par la diaspora haïtienne représentent 32% du PIB. Selon la BANQUE MONDIALE (World Bank), les fonds que les travailleurs haïtiens envoient à leur famille depuis l’étranger sont devenus une pierre angulaire de nombreuses économies dans le monde. D’après les données les plus récentes, ces transferts sont voués à augmenter. Ils ont atteint le chiffre record de 529 milliards de dollars (ce qui correspond aux montants déclarés uniquement) en 2018 dans le monde, et devraient encore progresser jusqu’à 550 milliards de dollars en 2019.

En Haïti, ces transferts d’argent représentent, voire dépassent actuellement 25% du PIB (World Bank, 2019). Delà, la Banque Mondiale cite Dilip Ratha, un économiste principal au pôle Macroéconomie et gestion des finances publiques de la Banque mondiale qui souligne que « les envois de fonds des migrants sont en passe de devenir incontournables en matière de financement du développement ».

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Auteur : Marc-Donald VINCENT, ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets, maîtrise en gestion de projets (en cours), infos@lescientifique.com, +(509) 46307623

Marc-Donald VINCENT

Marc-Donald VINCENT est ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets. Il fait un master en Gestion de projets à l'ISTEAH. Il vit en milieu rural à Milot, Nord, Haïti. Il est fondateur et administrateur de la revue LE SCIENTIFIQUE. Email : infos@lescientifique.com; Téléphone : +(509)46307623.

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