Beaucoup d’haïtiens recourent au vaudou lorsqu’ils sont victimes

Lorsqu’ils sont victimes, peu importe leur foi religieuse, peu importe qu’ils soient pasteurs, catholiques, protestants, soeurs ou frères religieux, riches ou pauvres, beaucoup d’haïtiens peuvent même se donner en rançon aux esprits maléfiques dans le but de se faire justice et pour tracer l’exemple. Malgré tous les faits qui se présentent quotidiennement dans les carrefours mystiques haïtiens, malgré les on-dit sur la zombification et la nécromancie haïtienne qui deviennent de plus en plus un fait, beaucoup d’haïtiens sont toujours incrédules à faire de la justice aux pauvres haïtiens. Jusqu’à quand des juges d’instruction, des policiers, des juges de paix, des délégués départementaux, des directeurs, des hauts placés ou supérieurs hiérarchiques et quelques incrédules haïtiens sauront que certains pauvres haïtiens peuvent se faire justice lorsqu’ils sont victimes de la justice et d’actes inappropriés? Depuis les périodes coloniales espagnoles et françaises jusqu’à aujourd’hui, les haïtiens sont très insensibles à l’injustice. Pour lutter contre les colons espagnols et français pendant les 17ème et 18ème siècles, les haïtiens utilisaient toutes les ruses et toutes les stratégies guerrières et mystiques pour se faire justice.

Comment les pauvres haïtiens se font-ils justice lorsqu’ils sont victimes de la justice?

D’après des données analysées, pour ce faire justice, bon nombre d’haïtiens dans la classe populaire utilisent les phénomènes de la zombification et de la nécromancie. La zombification désigne l’action consistant pour un houngan (prêtre vaudou) à plonger une personne dans un état cataleptique et à la priver de son âme (zombi) par administration d’une puissante drogue. La nécromancie consiste en l’évocation des morts par la magie, pour avoir connaissance de l’avenir ou de quelque autre chose de caché. En ce sens, certains haïtiens ayant les connaissances mystiques font de la magie contre des tiers qui font acte outrepassant leur autorité. D’autres sont obligés de consulter un hougan (voyant) du vaudou pour invoquer des esprits en vue de se faire justice ou dans le but de rétablir l’ordre. Il faut mentionner que le vaudou est une religion animiste originaire de l’ancien royaume du Dahomey, répandue au Bénin et au Togo, aux Antilles et en Amérique latine, principalement. En Haïti, le vaudou est un mélange du vaudou d’Afrique de l’Ouest et du folklore religieux chrétien catholique.

En Haïti, quelqu’un qui vole, quelqu’un qui est la cause du licenciement (révocation ou démission forcée), quelqu’un qui fait des abus, quelqu’un qui met une femme enceinte ne voulant se marier, quelqu’un qui commet de l’adultère, quelqu’un qui se croit supérieur dans des milieux et même l’innocent soupçonné coupable court le risque non seulement d’être tué mystiquement mais peut être transformé en zombi après sa mort si les conditions sont réunies. Beaucoup sont morts par faute d’incrédulité et d’ignorance aux facultés mystiques que détiennent certains à se faire justice personnellement en Haïti et beaucoup d’autres continueront peut-être à être victime de ce phénomène vu qu’il n’y a jusqu’à présent aucune loi pénalisant les actes de sorcellerie et l’exercice anormal du vaudou en Haïti. S’il est un fait que des gens inhumés par leur famille sont remarqués quelque part en Haïti ou à l’étranger, il faut remarquer aussi que seul le nouvel propriétaire du zombi ou celui qui a les connaissances mystiques peut le contrôler sans courir le risque d’être infecté (malade) (source : clameur publique). Laquelle infection ou maladie demanderait l’intervention des médecins holistiques (médecin-feuille ou médecin traditionnel ou hougan) pour son traitement.

Pour en savoir plus, abonnez-vous sur notre page Facebook ou Twitter !

Auteur : Marc-Donald VINCENT, ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets, master en gestion de projets en cours, infos@lescientifique.com, +(509) 46307623

Print Friendly, PDF & Email

Marc-Donald VINCENT

Marc-Donald VINCENT est ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets. Il fait un master en Gestion de projets à l'ISTEAH. Il vit en milieu rural à Milot, Nord, Haïti. Il est fondateur et administrateur de la revue LE SCIENTIFIQUE. Email : infos@lescientifique.com; Téléphone : +(509)46307623.

Vos commentaires ?