Guerre civile en Haïti, le président de la république semble être en marronage

Le président d’Haïti est-il en cavale hors du palais national et de chez lui pendant que le pays connaît des émeutes, des pillages, des incendies et des affrontements entre civiles et policiers ? Les haïtiens sont en train de rechercher partout le président actuel de la République d’Haïti depuis son dernier discours jugé insultant par le peuple pour l’emprisonner du fait des promesses illusoires faites au peuple et non tenues. Ce discours a été prononcé à deux heures du matin en date du Mercredi 23 Septembre 2019. Selon les dernières informations reçues, Son Excellence Monsieur le président Jovenel Moïse serait en cavale depuis Mercredi 23 Septembre dernier. D’après des sources proches du pouvoir et de l’opposition, le président d’Haïti n’est ni au palais national d’Haïti, non plus dans sa résidence privée. Depuis cette situation de crise où plusieurs centaines de milliers de manifestants haïtiens dans tous les recoins du pays exigent la démission du président pour avoir défendu et renforcé le système désuet de corruption et de favoritisme tant décrié en Haïti, le pays est systématiquement fermé de l’intérieur.

Ouvertes depuis Lundi 9 Septembre 2019, les écoles restent toujours fermées du fait que les rues contiennent pleines de barricades et l’insécurité devient généralisée sur le territoire national. En suite, comme dans le Nord du pays, des zones sont déjà en guerre civile, une vingtaine de maisons et de stations d’essence sont déjà mises en feu sans énumération des magasins et boutiques pillés. De cela, on peut constater que la situation dégénère au point que la Police Nationale d’Haïti (PNH) est en train de perdre les pédales en utilisant des moyens trop répressifs et guerriers. Paradoxalement, des commissariats viennent d’être temporairement pris d’assaut et mis en feu. Du même coup, les foules de manifestants violents commencent elles aussi à ne pas respecter l’ordre public. La police de son côté commence par commettre des agressions physiques et armées sur des manifestants et des piétons passifs. Ce qui entre le pays dans un phénomène de guerre civile et d’instabilité politique et socioéconomique.

Pendant que le pays connaît, des casses, des émeutes, des incendies et des affrontements entre civiles et policiers, le président d’Haïti Jovenel Moïse ainsi connu ne fait aucun signe de vie ou d’un dirigeant à la hauteur qui devrait être le premier à trouver une issue à cette crise malgré que la population et l’opposition politique n’exigent que sa démission pure et simple. De ce fait, rien ne fonctionne en Haïti, ni les bureaux publiques et privés, ni les activités informelles, les hôpitaux restent fermés pour problème lié à l’insécurité et à la rareté prolongée d’essence au niveau national. Il faut mentionner que le gallon de gasoline qui devrait se vendre à 250 gourdes se vend actuellement au prix de 1500 à 2000 gourdes au marché noir (informellement).

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Auteur : Marc-Donald VINCENT, ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets, maîtrise en gestion de projets (en cours), infos@lescientifique.com, +(509) 46307623

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Marc-Donald VINCENT

Marc-Donald VINCENT est ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets. Il fait un master en Gestion de projets à l'ISTEAH. Il vit en milieu rural à Milot, Nord, Haïti. Il est fondateur et administrateur de la revue LE SCIENTIFIQUE. Email : infos@lescientifique.com; Téléphone : +(509)46307623.

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