Le Pangolin, un mammifère consommé en Chine serait le vecteur du Coronavirus

Selon l’éditoriale La Croix (2020) qui cite une étude menée par des chercheurs chinois, le pangolin qui est un mammifère prisé du marché de Wuhan en Chine, pourrait être le responsable de la transmission du virus à l’homme. D’après le dernier bilan publié le samedi dernier, le coronavirus de Wuhan a fait 722 morts en Chine. Du même coup, la Commission nationale de la santé a indiqué que 3 399 cas de contamination supplémentaires avaient été recensés vendredi, portant à 31 774 le nombre de patients infectés par l’épidémie dans le pays alors que 185 000 personnes sont en observation.

Des chercheurs de l’Université d’agriculture du sud de la Chine ont identifié le pangolin, petit mammifère à écailles menacé d’extinction, comme « un possible hôte intermédiaire » du coronavirus. Un animal qui héberge un virus sans être malade et peut le transmettre à d’autres espèces est appelé « réservoir ». Dans le cas du nouveau coronavirus, il s’agit certainement de la chauve-souris : selon une récente étude, les génomes de ce virus et de ceux qui circulent chez cet animal sont identiques à 96 %. Mais le virus de chauve-souris n’étant pas équipé pour se fixer sur les récepteurs humains, il est sans doute passé par une autre espèce pour s’adapter à l’homme, appelé « hôte intermédiaire ». Or, après avoir testé un millier d’échantillons provenant d’animaux sauvages, les savants ont déterminé que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99 % identiques à ceux trouvés sur des patients atteints du nouveau coronavirus. Le nouveau virus a fait son apparition en décembre dans un marché de Wuhan (centre) où nombre d’animaux, dont des mammifères sauvages, étaient vendus pour être mangés (La croix, 2020).

Selon la même source, les experts soupçonnaient « l’hôte intermédiaire » d’être un mammifère. L’hypothèse d’un serpent, un temps avancée, avait vite été balayée. Lors de l’épidémie de Sras (2002-2003), également causée par un coronavirus, l’intermédiaire était la civette, un petit mammifère. Dans le cadre de ses mesures pour enrayer la récente épidémie, la Chine a annoncé fin janvier une interdiction temporaire du commerce d’animaux sauvages, interdisant pour une période indéterminée l’élevage, le transport ou la vente de toutes les espèces animales sauvages. Pour la petite histoire, près de 100 000 pangolins sont victimes chaque année en Asie et en Afrique d’un trafic illégal qui en fait l’espèce la plus braconné au monde, largement devant les éléphants ou rhinocéros, dont les cas sont bien plus médiatisés. Leur chair délicate est très prisée par des gourmets chinois et vietnamiens, tout comme le sont leurs écailles, leurs os et leurs organes par la médecine traditionnelle asiatique.

Fig (01) : Espèce de pangolin
Fig (02) : Classification phylogénétique du pangolin

Selon le Journal des femmes du 7 février 2020, des scientifiques de l’Université d’agriculture du sud de la Chine ont identifié le pangolin comme un « possible hôte intermédiaire » soupçonné d’avoir transmis le coronavirus à l’homme. Le pangolin est un petit mammifère couvert d’écailles menacé d’extinction, dont la chair délicate est très prisée dans la gastronomie chinoise et vietnamienne. Dans un communiqué, les scientifiques expliquent qu’un animal peut être porteur d’un virus sans pour autant être malade et le transmettre à d’autres espèces comme l’homme. Après l’analyse de 1 000 échantillons, les scientifiques ont pu montrer que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99 % identiques aux virus retrouvés sur des personnes atteintes du nCoV, indique Chine Nouvelle. Rappelons que lors de l’épidémie de Sras de 2002-2003, l’hôte intermédiaire du virus était la civette, un petit animal au pelage gris dont la viande est consommée en Chine.

Relatons qu’en décembre 2019, un nouveau virus, de la famille des coronavirus, nommé 2019-nCoV, a été détecté dans la ville de Wuhan en Chine après qu’une éclosion de pneumonie atypique ait été identifiée dans cette ville. Les premières personnes malades qui ont été associées à cette éclosion ont développé leurs symptômes à la suite d’une exposition à un marché de fruits de mer et d’animaux vivants situé dans cette ville. La source exacte de l’exposition dans ce marché demeure inconnue. Ce marché a été fermé le 1er janvier 2020. Depuis, une transmission personne à personne a été confirmée et le virus a été retrouvé dans de nombreux pays dans le monde. Le 2019-nCoV est un nouveau virus qui n’avait pas encore été identifié avant l’éclosion déclarée en décembre 2019. L’infection cause souvent une atteinte légère, mais peut parfois s’avérer sévère chez certaines personnes; plus particulièrement, celles dont le système immunitaire est affaibli ou qui ont des maladies chroniques. Dans de rares cas, la maladie peut mener au décès. Le 2019-nCoV est un nouveau virus qui n’avait pas encore été identifié chez l’humain avant l’éclosion déclarée en décembre 2019 à Wuhan, en Chine. La maladie peut causer une maladie légère à plus grave (Québec, 2019).

Les principaux symptômes du coronavirus sont les suivants :

  • Fièvre
  • Toux
  • Difficultés respiratoires

Les symptômes peuvent être légers (similaire à un rhume) ou plus sévères (tels que ceux associés à la pneumonie et à l’insuffisance pulmonaire ou rénale). Dans de rare cas, la maladie peut mener à un décès. Les personnes les plus à risque de complications sont les personnes immunodéprimées, celles qui sont atteintes de maladies chroniques, ainsi que les personnes âgées. Présentement, il n’existe pas de traitement spécifique ni de vaccin pour les maladies causées par le nouveau coronavirus humain. En effet, la plupart des personnes atteintes d’une maladie courante causée par un coronavirus humain se rétabliront par elles-mêmes. Toutefois, des traitements de support peuvent être offerts (Québec, 2019).

Bien que des recherches sont encore en cours concernant le nouveau coronavirus 2019-nCoV, habituellement, les coronavirus infectent le nez, la gorge et les poumons. Ils se propagent le plus souvent par :

  • contact étroit avec une personne infectée lorsque cette personne tousse ou éternue;
  • contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux.

En général, les coronavirus ne survivent pas longtemps sur les objets :

  • 3 heures environ sur les objets inertes avec de surfaces sèches,
  • 6 jours sur des objets inertes avec des surfaces humides.

Pour se prévenir contre le coronavirus, les mesures d’hygiène reconnues sont recommandées pour tous :

  • Lavez-vous les mains souvent à l’eau tiède courante et au savon pendant au moins 20 secondes.
  • Utilisez un désinfectant à base d’alcool si vous n’avez pas accès à de l’eau et à du savon.
  • Observez les règles d’hygiène lorsque vous toussez ou éternuez :
    • Couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.
    • Si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite.

Cependant, il est recommandé aux voyageurs du monde entier d’éviter tout voyage non essentiel  en Chine et d’éviter tout voyage dans la province du Hubei.

RÉFÉRENCES

La Croix. (2020). Le pangolin a-t-il transmis le coronavirus à l’homme ? Tiré le 8 Février 2020 du https://www.google.com/amp/s/www.la-croix.com/amp/1201076989.

Diariolibre. (2020). No hay coronavirus en República Dominicana, dice el ministro de Salud. Tiré le 7 Février 2020 du https://m.diariolibre.com/actualidad/salud/video-no-hay-coronavirus-en-republica-dominicana-dice-el-ministro-de-salud-GM16925146.

France 24. (2020). Le bilan du nouveau coronavirus dépasse celui du Sras en Chine. Tiré le 7 Février 2020 du https://amp.france24.com/fr/20200208-le-bilan-du-nouveau-coronavirus-dépasse-celui-du-sras-en-chine.

Journal des femmes. (2020). Coronavirus : le pangolin, l’animal responsable de la transmission ? https://www.google.com/amp/s/sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2605417-coronavirus-chine-mort-virus-chinois-france-localisation-vaccin-incubation-pangolin/%3foutput=amp.

Québec. (2019). Coronavirus 2019 (2019-nCoV). Tiré le 7 Février 2020 du https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/.

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LE SCIENTIFIQUE

LE SCIENTIFIQUE est la seule revue scientifique et socioprofessionnelle d'Haïti. Cette revue est fondée par Marc-Donald VINCENT (ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets, étudiant en Maîtrise en Gestion de Projets à l'ISTEAH et domicilié en milieu rural à Milot, Nord, Haïti) et Marc-Méland VINCENT (étudiant en Sociologie à l'UEH au Campus Roi Henry Christophe de Limonade, domicilié au Cap-Haïtien, Nord, Haïti). Email : infos@lescientifique.com, Téléphone : +(509)46 30 76 23.