Le silence du président Jovenel Moïse montre son mépris au peuple haïtien

Enfin, Jovenel Moïse ne dirige plus le pays, il ne fait que renforcer la faillite de l’État haïtien sous sa présidence. L’envie de se faire paraître serait une maladie. Comme telle, toute maladie a des conséquences. Le président haïtien Jovenel Moïse ne fait pas exception à cette assertion. Car, il passe du président haïtien le plus bavard à celui du plus silencieux et irresponsable depuis les dernières crises sociopolitiques et économiques que fait face Haïti. De l’avis de certains activistes politiques haïtiens, le comportement du président s’apparente à de l’incapacité en gestion territoriale et politique. Pour d’autres, ce comportement s’apparente à une impuissance face au système politique d’Haïti. Il faut mentionner que le président Jovenel Moïse ne s’excuse pas encore pour avoir promis des projets de grandes envergures au peuple haïtien alors que les dates prévues pour la fin de ces projets viennent d’arriver sans que les projets puissent commencer.

Au cours de ces derniers mois, le pays sombre dans une situation chaotique qu’aucun pays du monde ne devrait connaître. Pourtant, ces situations de crises sociopolitiques qui se répètent périodiquement semblent ne pas inquiéter le président d’Haïti en dépit du fait que la population ne peut plus absorber la misère atroce qui la rend vulnérable et impatiente.

Devrait-on dire que la présidence de Jovenel Moïse ne donne aucun espoir de satisfaction au peuple haïtien ?

D’après les faits socioéconomiques, la présidence de Jovenel Moïse serait l’un des 10 pires présidences que le pays a connu depuis 1804. C’est sous la présidence de Jovenel Moïse que l’inflation atteint la barre des 20%, c’est sous cette présidence qu’un dollar américain équivaut à 95 Gourdes. Sous cette présidence, les gens constatent beaucoup de dérives policières et judiciaires dans le pays. Sous la gouvernance de Jovenel Moïse, la corruption semble protégée en guise d’être bannie et condamnée sévèrement. Il faut mentionner que le nom du président est épinglé dans plusieurs rapports faisant mention de soupçon de corruption, d’usurpation de titre, etc.

De nos jours, malgré les émeutes, malgré les scènes de pillage, malgré les manifestations de la population haïtienne, malgré les dérives de la Police Nationale d’Haïti (PNH), en dépit des raretés incessantes de carburants sur tout le territoire, malgré la faiblesse des institutions régaliennes de l’État, malgré la faim, malgré l’inflation, malgré la fermeture régulière du pays par la population locale, malgré tout, le président Jovenel Moïse semble ne pas voir que le peuple haïtien ne peut plus supporter face à cette pauvreté dont sa présidence renforce au jour le jour. En guise de faire le point sur cette situation affreuse qui résulte l’échec de sa présidence, il préfère garder le silence et profiter des événements nationaux ou institutionnels pour prononcer des discours perpétrés d’arrogance et de mépris pour le peuple haïtien. Est-ce que Jovenel Moïse veut seulement faire son quinquennat sans réaliser la moindre chose en termes réel? Est-ce que Jovenel Moïse oublie les conditions de vie de la majorité des haïtiens vivant en dessous du seuil de pauvreté (1.98 $ US)? Est-ce que Jovenel Moïse n’imagine pas qu’il est temps de prendre le destin du pays en main après plus de deux ans de son mandat? Est-ce que Jovenel Moïse ne devrait pas faciliter le renversement de ce système d’exploitation dont il hérite?

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Auteur : Marc-Donald VINCENT, ingénieur agronome, spécialiste de gestion de projets, technicien urbaniste, infos@lescientifique.com, +(509) 46307623

Marc-Donald VINCENT

Marc-Donald VINCENT est ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets. Il fait un master en Gestion de projets à l'ISTEAH. Il vit en milieu rural à Milot, Nord, Haïti. Il est fondateur et administrateur de la revue LE SCIENTIFIQUE. Email : infos@lescientifique.com; Téléphone : +(509)46307623.

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