Les conséquences de la révolte de Bouki au dépens de Malice en Haïti

Il était une fois que tous les pays du monde voulaient que la justice sociale et la tolérance devinssent quelques choses à préserver que ce soit par des préceptes moraux ou de droit de l’homme. De là, chacun vivait selon les normes qui lui étaient imposées alors que d’autres s’adonnaient plutôt à la déviance. Cette déviance était dans une certaine mesure rationnelle dans le cas où les lois ou systèmes en vigueur ne reflétaient pas le contexte dans lequel vivait une société. Cependant, elle était irrationnelle dans le cas où l’on s’éloignait des prescrits établis en vue de répondre uniquement à ses intérêts et ceci au détriment de la majorité. Dans de telles sociétés, ce que l’on croyait être le DIEU pouvait être le DIABLE et ce que l’on pensait être le DIABLE pouvait être le DIEU tandis que d’autres n’étaient ni DIEU ni DIABLE. Ce qu’il fallait faire attention à de telles sociétés, c’est que chacun voulait passer pour le DIEU même lorsqu’il n’était que le DIABLE.

A cette époque, dans un pays du nouveau monde qu’on désignait comme étant la mère de la liberté et la première république noire indépendante, il y avait deux légendes qui ont développé une certaine amicalité en occurrence MALICE et BOUKI. De là, depuis plus de deux siècles, Bouki en tant que tête de pont de sa famille vit sous l’oppression de Malice, lequel personnage devenait un stratège à nulle autre pareille et ne voyait que ses intérêts mesquins dans tous les secteurs. Vu que Malice réussit ses initiatives, ceci impressionnait la majorité de la population de ce pays à rechercher l’identité de Malice qui s’incline à faire du mal au lieu de l’identité de Bouki qui s’apparente à la victime. Considérant la popularité de Malice et son art malicieux, toutes les institutions veulent acquérir ses services tandis qu’elles pratiquent la chasse aux sorcières particulièrement à Bouki et sa famille. Delà, pendant que Malice exerce ses fonctions en maître et seigneur, Bouki travaille ses visions à travers des objectifs précis et via une motivation adaptée à ses problèmes en vue de changer ses fusils d’épaule.

Pendant des décennies, Malice fait presque toutes les carrières et jouit ses biens sans investir le moindre dans la formation de ses enfants voire de son environnement, il ne se contentait qu’aux activités illusoires et celles qui n’enclenche pas le développement durable et socioéconomique. Néanmoins, Bouki conscient que ce n’est pas son quotient intellectuel qui fait défaut mais plutôt la peur d’action et l’analphabétisme a décisivement penché vers l’agriculture (le secteur d’accueil de tous les chômeurs), le commerce ambulant et des activités que certains considéreraient comme de sots métiers. Avec ses maigres revenus, Bouki ne se contentait pas seulement à nourrir et habiller ses enfants mais donnait une priorité à l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement supérieur de ses enfants. Il dit toujours à la maison et ailleurs que : ‘‘le hasard et la chance ne profitent que les gens instruits’’ de façon à inciter ses enfants et ceux qu’il croise sur son chemin à conjuguer des efforts pendant leur jeunesse.

Bouki dans l’exercice de ses activités n’étaient pas bien vu par les adeptes de Malice. A maintes reprises, il a été vivement humilié comme un prolétaire qui devait attendre qu’on lui offre de quoi vivre. Pour eux, Bouki ne devait entreprendre aucune activité génératrice de revenu vu qu’il est un prolétaire. Par contre, Bouki ne se laissant pas démotiver, se surnomme ‘‘Allias les conseillers ne sont pas les payeurs’’. Il disait s’inventer ce nom dans le but que chacun connaisse d’une part qu’il assumera seul les conséquences de ses actes posés et d’autre part qu’il ne faut pas toujours écouter les personnes qui donnent des conseils, car, elles ne prennent aucun risque pourtant elles savent toujours comment cela va terminer. Par force de vouloir rompre avec la misère, les mauvais traitements et les injures, Bouki, malgré ses mauvaises pratiques parfois non adaptées, travaillait durement aux fins d’atteindre des objectifs qui auraient permis aux nouvelles générations de sa famille de ne pas connaitre le même sort dont il connaissait pendant sa jeunesse. Delà, le chemin qu’il croyait le plus propice pour ce faire était l’éducation de ses enfants. Heureusement, Bouki avait une femme, malgré analphabète, qui savait aussi se débrouiller avec toute son imperfection, car, lorsque Bouki récoltait les denrées qu’il avait cultivées, c’était à sa femme de les commercialiser dans les marchés régionaux. Un an plus tard, en raison d’une vague d’insécurités qui a été amplifiée dans le pays, la femme de Bouki a été tuée dans l’une des villes du pays alors qu’il sortait du marché, et c’était elle l’unique victime de cet incident malheureux. Alors que Bouki et sa famille ont reçu cette triste nouvelle et ne pouvaient pas même aller rechercher le corps de la dépouille en raison de différents problèmes pour pouvoir inhumer le cadavre, Malice le compère de Bouki se réjouissait de la mort de la femme de Bouki qui d’après lui ne comprenait que cette famille est faite pour être misérable. Car, Malice reste confiant que certains gens sont faits pour être dominés et exploités comme la famille de Bouki et d’autres sont faits pour être dominants et qu’il ferait tout de son possible pour que ce principe demeure à perpétuité.
Il faut remarquer qu’au niveau de la gestion de leur ménage, Bouki a été vu comme quelqu’un qui n’est pas galant et non plus un gentilhomme parce qu’il était fidèle envers sa seule concubine et qu’il respectait les mineures et les femmes engagées dans le but que ses enfants pussent recevoir la même éducation et la même affection. Par contre, les gens de ce pays-là considérait Malice comme le plus gentilhomme de l’époque en dépit du fait qu’il fréquentait surtout des mineures, qu’il avait plusieurs maitresses et qu’il les traitait comme des biens qu’il cédait tantôt à ses amis. Par ailleurs, les enfants de Bouki grandissaient tous dans le même ménage sous le contrôle des deux parents, tandis que les enfants de Malice vivaient surtout avec leur mère en raison du fait qu’ils sont de maternité différente. De ce fait, nul n’a besoin de signaler que les enfants de Malice ne bénéficiaient pas l’empathie de leur père et le vivre ensemble. Au contraire, les différents enfants de Malice ne s’entendaient pas trop bien et s’organisaient en clan par le fait que certains d’entre eux jugeaient que leur père privilégiait d’autres enfants beaucoup plus.
Bouki en tant que chef de ménage était seul après la mort de sa concubine et n’arrêtait pas de penser à ses objectifs pour que ses enfants n’héritent pas ses calamités et humiliations.

Pendant que Bouki cherchait à épanouir sa famille, Malice continuait à se servir de lui et le faisait passer comme bouc émissaire non seulement de ses propres actes, mais aussi des actes commis par certains de ses proches politiques. Il faut mentionner que la corruption et l’impunité gangrénaient ce pays. Il était plus facile qu’on jette derrière les barreaux les criminels de fait au lieu d’oser culpabiliser les auteurs intellectuels des différents crimes que connait ce pays. C’était un secret polichinelle, mais personne ne voulait pas parler des vrais responsables de la situation malheureuse de ce pays. Par contre, tout le monde condamnait Bouki et ceux qui ressemblaient à Bouki comme les principaux responsables de la corruption de ce pays, comme si c’était les gouvernés qui l’engendraient et non pas les gouvernants. De ce fait, Bouki n’avait pas le choix vu qu’il sait que toute révolution doit être d’abord stratégique et c’est ce qu’il faisait lorsqu’il accompagnait son compère Malice alors que ce dernier lui tendait des pièges progressivement. Pour Bouki, la compréhension du système devait passer nécessairement par une implication dans le système pour pouvoir mieux diagnostiquer ses forces, ses faiblesses, ses menaces et ses opportunités. Par force que Bouki fait le sale boulot pour son compère Malice et pour certains politiciens traditionnels qui s’en servissent, Bouki qui n’était pas au timon des affaires, lui qui n’était pas un politicien, lui qui payait toute sorte d’impots, étant un simple paysan a été repéré comme l’obstacle qui empêchait ce pays de prendre la route du développement. Sur ce, tout le monde croyait que le pays n’allait nulle part avec des hommes comme lui.

De ce fait, avec la complicité de Malice, tout le monde se soulevait contre Bouki comme étant la bête noire, et cette bête noire s’immigre illégalement à la république voisine dans le but d’éviter les complots et aux fins de trouver du travail pour répondre aux besoins éducatifs de sa famille. Arrivé au pays voisin, la situation n’a pas été facile vu qu’il ne pouvait pas s’exprimer en langue locale, mais dans ce pays-là qui respecte la force de travail de Bouki, il finissait par s’adapter et subvenir aux besoins de sa famille. Vraiment la situation de Bouki ne pouvait pas changer du jour au lendemain considérant qu’il avait une famille large. Cependant, Bouki restait ferme sur ses convictions que ses enfants doivent avoir une bonne éducation tant en terre étrangère que dans son pays pour s’échapper à la misère. Chose dite, chose faite, Bouki travaillait durement en république voisine et arrivait à payer la scolarité de tous ses enfants malgré que lui son statut socioéducatif ne s’était pas amélioré.

Le chemin de l’école n’a pas été facile pour les fils et filles de Bouki qui devaient attendre l’âge de sept ans voire dix ans pour leur première entrée dans un environnement d’apprentissage. Dans les classes, les enfants de Bouki, malgré plus âgés, ont été les moins développés physiquement. Par contre, pendant qu’ils venaient de l’école, on pouvait toujours observer les enfants de Malice qui n’allaient même pas à l’école et qui jouaient au hasard dans tous les recoins du pays qui les ridiculisait attestant qu’ils allaient réussir avant eux et ce seront eux qui décideront de leur incertain avenir… Il faut mentionner que presque tous les fils de Malice ne pouvaient pas continuer leur scolarisation en raison de mauvais résultats, de mauvais rapports émis contre eux pour comportement extravaguant et inapproprié, harcèlement sexuel, viol et violence à l’égard de leurs professeurs, condisciples, etc.

Deux cents (200) ans plus tard, comment cela terminait-il quand soudainement Malice a appris les nouvelles des enfants et arrières fils de Bouki (Bouki: l’analphabète, l’idiot, la bête noire) qui deviennent les professionnels les plus recherchés dans le monde scientifique alors que les enfants de Malice sont paradoxalement très recherchés aussi, mais dans des activités de vols, de viols, de contrebandes, de criminalité, de corruption et de bourrage d’urnes lors des élections ? Et ce n’était pas tout ! Car, malgré que les enfants de Malice aient abandonné l’école dès leur enfance, on sait que le Ministère de l’Education de ce pays avait livré tous les diplômes des enfants de Malice sans qu’ils n’aient participé à aucun des examens d’Etat sous prétexte qu’ils avaient aidé le régime en place d’alors à prendre les rênes du pouvoir. Les nouvelles éparpillaient le monde que des fils de Bouki réalisent de grands exploits en terre étrangère grâce à l’encadrement technologique et scientifique de ces pays-là. Plus d’une décennie après, Malice, le compère de Bouki, apprend les exploits des fils de Bouki dans divers domaines scientifiques dont le pays en a indéniablement besoin pour son décollage socioéconomique et politique. Il faut relater que Malice, lui, n’était pas le président de ce pays, mais c’était lui qui choisit qui devenir président, sénateur, député et maire avec son influence, ses fonds disposés à cet effet et ses presses partisanes. Par conséquent, Malice était profondément choqué et ne voulait pas croire comment serait-il possible que des fils de prolétaires sont en train de réaliser des exploits dans le pays qu’il déclare être d’abord son patrimoine, alors que ses enfants ne sont pas de la taille des enfants du soit disant idiot Bouki… Malice ne s’arrêtait pas uniquement dans ses réflexions sur la dérogation de Bouki et de ses enfants de prétendre vouloir changer l’ordre des choses qu’il a institué en sa faveur, mais entame des négociations avec ses acolytes traditionnels aux fins de vouer à l’échec toutes les tentatives venant de la famille du vanupied Bouki. Pour mettre en œuvre son plan, Malice fait annuler toutes les suites judiciaires de Bouki au nom du président et organise un atelier de travail dans l’un des hôtels les plus prestigieux du pays avec Bouki et sa famille dans le but de trouver une issue à la sortie de la crise dont le pays a connu depuis belles lurettes. Consciente de l’importance de la famille et de la participation à la vie citoyenne et communautaire, la famille de Bouki se met d’accord pour rencontrer Malice, le représentant du président et entant que politicien incontournable de l’époque.
Dès l’entame de la rencontre, pour Malice, le discours n’avait aucune importance lorsqu’il faut donner des résultats, car, il commençait droit au but sur la dérogation de la famille de Bouki qu’il connaissait comme pauvre et voulant s’imposer en lieu et place de lui. Sur ce, il suggère à Bouki un emploi comme gardien de sa famille et aux enfants diplômés de Bouki des emplois sous condition que ces derniers lui doivent 50% de leur salaire mensuel pendant dix ans de travail. Malice qui ne savait pas que Bouki évolue maintenant avec ses enfants qui sont doués et qui ont des influences progressives sur les raisonnements inductifs et déductifs de Bouki s’arroge le droit de demander au chef de ménage de la famille de Bouki : ‘‘Est-ce qu’il n’est pas convaincu que sa proposition est la seule proposition gagnant-gagnante?’’. Sur ce, conscient des potentielles améliorations de Bouki, les enfants de Bouki demandent à leur père de bien vouloir répondre son compère rusé au nom de la famille et pour le bien du pays. A cet effet, Malice donnait une impression de satisfaction pour que ce fût Bouki, sa victime éternelle, qui décide de l’avenir des siens. Sur ce, Bouki se met debout et remercie son compère de l’initiative de réunir les familles pour en finir avec les discordes, les ruses et la jalousie. Bouki allait dans le sens des intérêts collectifs en insinuant que le développement durable que son pays espère doit passer, certes, par l’éducation mais elle doit surtout passer par une conscience généralisée des enfants du pays qui évitent le clientélisme, le népotisme, le favoritisme, la corruption, le détournement, le vol, l’injustice sociale, etc. Bouki rétorque à Malice que ses enfants travailleront uniquement sur la base de la méritocratie, et non sur la base énoncée. Aucune entente n’a été trouvée, et Malice sortait son revolver et inflige trois cartouches à Bouki pour son désaccord et son manque de respect à son égard, lesquelles balles ont été retravaillées par un sorcier, dit-on.

A cet effet, c’était la panique totale chez les enfants et alliés de Bouki qui s’organisaient pour traduire Malice devant les tribunaux. Comme voulu, le jour du jugement Malice a été blanchi par l’un de ses acolytes juges comme étant un authentique citoyen, par contre les enfants de Bouki devaient payer une caution pour avoir osé accuser Malice du meurtre de leur père. Alors que la communauté internationale pleurait la défaite de la justice dans ce pays, la presse locale et le gouvernement criaient victoire de la justice locale et ingérence de la communauté internationale dans les affaires de leur pays. Mais la situation ne s’arrêtait pas là, car, les enfants de Bouki donnaient des conférences partout dans le pays et montraient aux paysans comment les autres pays ont fait pour développer les-leurs et comment eux-aussi ils devront faire pour développer les-siens. Considérant que le pouvoir en place d’alors ne faisait rien pour faire avancer le pays, et n’investissait rien dans la production locale, considérant que le pouvoir d’alors ne favorisait que le commerce libéral et non pas l’investissement pour produire des matières premières, le pays devenait un marché où les produits internationaux étaient à plus de 80% et l’inflation était à plus de 20%. Pendant cette période de crise que connait ce pays, les enfants de Bouki avec toutes les qualifications professionnelles et les compétences les plus avérées du pays connaissaient des moments très difficiles même pour subvenir à leurs besoins primaires. Alors que les enfants de Bouki avec leur licence, master et doctorat en main n’avaient pas d’autres choix que d’enseigner dans des écoles et des universités bidons non réputées pour un pauvre salaire, par contre les enfants de Malice qui sont réputés comme des violents surtout en période électorale faisaient carrière dans l’administration publique sans qualifications ni compétences. Vu qu’ils sont de la famille de Malice, ils pouvaient gifler un policier, un vieillard ou un juge de paix, en somme, il ne respecte pas ni l’hiver ni l’’été.

A la fin d’une année scolaire, toute la classe que l’un des fils de Bouki enseignait réussissait à l’examen d’Etat, chose qui n’est jamais faite depuis la fondation de ladite école. Des lors, cette école se positionnait parmi les meilleures écoles. En guise de récompenser les travaux de l’enseignant qui a permis aux apprenants de cette classe de développer de nouvelles aptitudes et des motivations pour l’apprentissage, il fut remplacé par un arrière fils de Malice, l’année suivante, sans préavis.
A un moment où les enfants et alliés de Bouki jouaient très bien au Football, au Basketball, au Judo, et aux jeux cérébraux, ce pays-là devait participer dans des championnats internationaux. Lors des matchs test internationaux, ces équipes étaient très prometteuses pour être les prochains champions. Malheureusement ces sélections étaient éliminées dès les premières tours. Car, les joueurs qui jouaient les matchs test n’étaient même pas sélectionnés mais ont été remplacés par d’autres à travers des listes dont Malice soumettaient aux fédérations locales et entraineurs. Et dans ces listes, il n’y avait aucun joueur des championnats nationaux.

La situation de la famille de Bouki ne s’arrêtait pas là. Car, Bouki avait un fils qui œuvrait dans l’élevage de bovins, de caprins, de poulets de chairs et dans la riziculture. Ce fils-là produisait beaucoup de riz, de laits et de poulets pour le pays au point que certains organismes internationaux fiables classaient ses produits comme étant les plus biologiques du monde. Malheureusement, dans ce pays-là, la politique prime sur ce qui est technique. Pour vouer à l’échec les réalisations de ce fils de Bouki, Malice facilitait un élitiste à avoir le monopole de l’importation de produits toxiques dans le pays. Considérant la compétition déloyale et le dumping, comme Malice l’aurait souhaité, le fils de Bouki était obligé de vendre l’entreprise à ce même élitiste qui dans quelques mois plus tard augmentait le prix d’achat de ses produits toxiques.

La famille de Malice ne laisse réussir le moindre de la famille de Bouki. Il y avait quelqu’un qui comprend la situation de la famille de Bouki et qui tolère les enfants de Bouki jusqu’à les aider, il était un vaudouisant. Un jour, un fils de Malice a expressément bâti une église en face de ce pérystile dirigée par ce vaudoisant. Il confondait les heures des cultes de l’église aux heures des cérémonies vaudouesque en vue de persécuter tout ce qui est proche de la maudite famille Bouki. Conscient du problème, le vaudouisant était obligé de faire appel en justice après qu’ils ne pouvaient pas trouver une entente amiablement. Malheureusement encore, les tribunaux de paix tranchaient contre le pérystile sous prétexte de préserver l’identité de l’institution éclesiastique.

Pendant tout ce temps, ce pays-là savait toujours l’importance de sa diaspora, il suffit d’avoir même leur couleur lorsqu’on réalise des exploits dans le monde pour qu’ils se revendiquent des leurs. Conscient de la réputation de Boukino (le fils ainé de Bouki) dans l’international et en tant que l’un des grands scientifiques reconnu mondialement, un groupe de ce pays le recommande comme candidat à la présidence. Chose qui a été bien vue au commencement qui avait plutôt un dénouement purement malheureux attestant que les balises légales mises expressément dans la loi électorale ne permettent pas à quelqu’un qui a une autre nationalité de participer aux élections de ce pays-là. De là, Boukino rompt avec ce pays et n’en voulait plus entendre parler.

Dans ce pays-là, il y avait beaucoup de tabous. L’un des membres de la famille de Bouki était venu d’une grande puissance étrangère et pensait vouloir changer les conceptions des gens qui restaient convaincus que le phénomène de zombification lié aux procédés de la sorcellerie existe. Après avoir mené son enquête de terrain, il ne voulait pas croire ses oreilles et ses yeux sur l’existence de certains de ses proches dans des marchés qui commercialisaient pour leur chef alors qu’il participait dans leurs funérailles. Une fois, il entendait parler un fils de Malice sur sa capacité de transformer les gens en zombis. Il disputait avec lui attestant que ce ne serait pas possible de tuer quelqu’un et de le faire revivre. Pour justifier ses dits, il avait dans sa poche un liquide dans une bouteille, et il le jette une goutte sur une femme qui traversait la rue. A l’instant même, la femme fut évanouie, lorsqu’on l’emmenait à l’hôpital, les diagnostics avaient révélé qu’elle est morte. Ce fut l’inquiétude et la peur qui l’emparait lorsque ces faits se produisaient. Mais, ces faits ne s’arrêtaient pas là. Car, on dit que l’on martyrisait la femme dans la pompe à funèbre pour y rester alors qu’elle ne pouvait pas supporter la température de la glace. Situation observée, l’enquêteur faisait appel contre la funèbre mortuaire pour n’avoir pas appelé les ambulances. Malheureusement, cet appel a été rejeté vu que la loi de ce pays ne permettait pas de juger de tels faits qui d’après les juges sont d’origine tabous. Après trois jours, la femme ressuscitée en zombie fut observée en train de vendre dans un magasin de la capitale de ce pays. Dans ce pays-là, tous connaissent cette réalité y compris le président, les parlementaires, les journalistes et les juges. Mais, non seulement que personne n’en voulait pas parler publiquement mais aussi personne ne voulait pas proposer et voter des lois au parlement pour contrecarrer ce phénomène. Considérant ces faits, on dit que le fils de Bouki avait quitté le pays mais finissait sa vie dans un centre de psychiatrie en raison d’un zombi qui l’avait infecté à distance.

A cette époque, il y avait encore deux arrières fils de Bouki qui voulaient intégrer la presse locale et la police nationale de ce pays. L’intégration n’a pas été facile dans ce pays où le favoritisme primait au-dessus de tout. Il y avait deux groupes de médias dans ce pays-là, à savoir un groupe de média qui supporte les actions du gouvernement d’alors et un groupe qui prend le contrepied des actions du gouvernement. Tous ces deux groupes étaient des groupes partisans qui défendaient leurs intérêts groupuscules et non les intérêts de la population en question. Pour ces deux groupes qui ne s’entendaient pas, même si le pays effondrait ou allait mieux, leur discours ne changera pas. Le groupe pro-gouvernemental a été financé par le gouvernement et le groupe pro-opposition a eu des bailleurs locaux et internationaux qui prenaient plaisir dans l’instabilité politique et économique de ce pays-là. Malgré cela, un organisme classait les presses de ce pays dans le top 10 des meilleures presses du monde. Considérant ce fait, un petit journaliste de la classe paysanne qu’on disait d’origine de la famille de Bouki était venu intégrer ce métier avec objectif de créer une presse libre et équilibrée. Au commencement, l’idée a été bien accueillie dans ce pays. Mais, une fois que ce petit journaliste enquêtait sur des sujets qui empêchaient le décollage de ce pays comme la corruption, le détournement de fond, les crimes, le kidnapping, les scènes de violence, et la dépendance des presses locales, quelques journalistes de la presse libre dirigée par ce petit journaliste fut corrompus et d’autres furent tués dans l’accomplissement de leur métier. Pour ce qui concerne le petit journaliste qui initiait ce mouvement, on qu’il était nommé ministre de la communication du gouvernement après qu’on savait qu’il cherchait sa part du gâteau et qu’il n’était pas vraiment de la famille de Bouki. Par contre, l’autre arrière fils de Bouki qui voulait intégrer la police a été retrouvé mort dans l’exercice de sa fonction de policier. On dit qu’il avait fait incarcérer un groupe de bandits dans la prison la plus protégée de ce pays qu’il avait lui-même démantelé, et ces bandits l’ont tué après avoir été relâchés par des parlementaires et autorités de l’Etat de ce pays-là.

Plus rien ne restait de la famille de Bouki quand Malice et alliés engageaient une gangue pour commettre l’un des actes les plus barbares en s’attaquant à Boukinette qui venait d’être sacrée Miss Internationale de l’année. Alors que Boukinette venait d’être accueillie par le président d’alors pour avoir mis en valeur la culture et la beauté des femmes locales, tout rentrait dans un ordre stratégique pour que Malice et sa bande la violassent sous des caméras préparés à cet effet, puis publient les vidéos en ligne à la portée de tous et pour le plaisir des inconditionnels malicieux.

Plus de deux cents ans plus tard, des questions se posaient. Est-ce que la révolte de Bouki avait-il vraiment eu lieu ? Est-ce que le malicisme était une pratique morale? Par qui et quand le malicisme aurait-il été démasqué ? Y a eu-t-il une différence entre le Bouki traditionnel et le Bouki rationnel ? Si le malicisme est développé comme une théorie, comment rompre au Bouki traditionnel à l’heure contemporaine pour ne pas être la prochaine victime du malicisme?

En fin, les nouvelles des descendants de Bouki apparaissent. On dit que quelques-uns de ses enfants, des petits-fils et arrières-fils finissent fous dans les rues, certains s’immigrent vers presque tous les pays du monde aux fins de vendre leur force de travail qu’on ne permet pas de mettre en valeur dans leur pays, d’autres encore s’ils ne deviennent des pires mendiants vivent dans conditions que même les animaux ne devraient pas vivre. Alors que les enfants, les petits fils et arrières fils de Malice deviennent les hommes les plus riches et les plus influents politiquement de ce pays en dépit que ce dernier est le plus pauvre de l’hémisphère. Malgré tout, les descendants de Malice continue à purger ceux de Bouki en dépit du fait que ces derniers n’ont plus de quoi à vivre. Malice a tellement voué à l’échec les objectifs et les efforts consenti par Bouki au point qu’un adage demeure dans ce pays-là à savoir: ‘‘Si l’école favorisait le bien-être, Malice ne serait pas vendeur de beurres’’. De là, certains descendants de la famille de Bouki oublient tellement leur histoire au point qu’ils sont en train d’imiter les pratiques de Malice (malicisme) et d’autres encore rompent avec leur origine aux fins de graver des échelons sociaux à la malice. Plus loin, quelques-uns disaient qu’ils voyaient Bouki, certains de ses fils et arrières fils après leurs funérailles travailler comme des bêtes de somme dans des fermes et marchés. On dit que Malice les avaient tous tués puis les transformer en zombis grâce aux procédés de la sorcellerie.

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Auteur : Marc-Donald VINCENT, ingénieur agronome, spécialiste de gestion de projets, technicien urbaniste, infos@lescientifique.com, +(509) 46307623

Marc-Donald VINCENT

Marc-Donald VINCENT est ingénieur agronome, technicien urbaniste, spécialiste de gestion de projets. Il fait un master en Gestion de projets à l'ISTEAH. Il vit en milieu rural à Milot, Nord, Haïti. Il est fondateur et administrateur de la revue LE SCIENTIFIQUE. Email : infos@lescientifique.com; Téléphone : +(509)46307623.

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